Laguépie de la Guerre de Cent Ans à la Révolution

Laguépie pendant la Guerre de Cent Ans

En 1337, lorsque le Roi d’Angleterre réclama la couronne de France, le pays tout entier se trouvait dans un état déplorable : les famines et les vagues de peste noire décimaient le peuple. Si bien que la population française diminua de moitié au cours du XIVe siècle.

Quand ils ne mourraient pas de la peste, les paysans étaient étranglés par les impôts qui augmentaient sans cesse, sous prétexte de financer les batailles : pourtant, les caisses des seigneurs étaient constamment vides et les redistributions aux aristocrates étaient de ce fait faibles.

Ce n’est qu’en 1453 que la victoire française mit fin aux conflits : le traité de Picquigny fut signé par le roi de France Louis XI et Édouard IV d’Angleterre. Outre les importantes destructions provoquées par la guerre, un véritable sentiment national était né, incarné par Jeanne d’Arc. C’est à ce moment-là que le roi décida de réorganiser son armée. Elle serait désormais professionnelle et un impôt appelé taille serait prélevé pour la financer.

Laguépie à la Révolution Française

La période de la Révolution Française marqua un véritable tournant pour la région :

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  • Le décret du 22 décembre 1789 instaura le découpage de la France en départements.
  • Le 21 novembre 1808, pendant le Premier Empire, naquit le département du Tarn-et-Garonne sur décret impérial de Napoléon Ier. Des territoires furent alors prélevés aux départements alentour : l’Aveyron, le Gers, la Haute-Garonne, Le Lot ou encore le Lot-et-Garonne. Selon la légende, Napoléon aurait posé sa main sur une carte de France et dessiné les contours, créant ainsi le département du Tarn-et-Garonne.
  • La baronnie de La Guépie fut alors divisée en deux communes séparées par la rivière Viaur, Laguépie étant dans le Tarn-et-Garonne et Saint Martin Laguépie dans le Tarn.
  • Le château, simplement gardé par Joseph Cornières, locataire de la municipalité, fut pillé en 1793: tous les éléments de décoration et de vie furent pris pour la construction de maisons dans les deux villages (portes, planches, poutres, briques, pierres de taille…). Le château ne fut plus du tout entretenu et continua de se dégrader au fil du temps.
  • Les églises de Saint Martin et de Saint Amans furent pillées également.